« S’engager, c’est changer – le récit de Sam »

Peux-tu te présenter et nous dire depuis quand tu es chez SFM ?
Je suis Sam Oum. J’ai rejoint SFM Clichy en avril 2025, en tant qu’écrivaine publique. Je recherchais une association dans laquelle m’investir une fois par semaine. J’ai été très bien accueillie par Élodie, qui travaille sur les dossiers DALO. Elle m’a expliqué le fonctionnement de l’association. J’ai tout de suite su que j’étais au bon endroit.

Qu’est-ce qui t’a donné envie de rejoindre SFM ?
Ce qui m’a attirée, c’est la solidarité. J’y crois profondément. Avec un peu de solidarité, on peut vraiment faire bouger les choses.
Le rôle d’écrivaine publique, c’est aussi de la médiation. C’est aider les gens à comprendre ce qui bloque, à formuler leurs besoins, à mettre leurs paroles en mots.

Quel est ton parcours avant d’arriver ici ?
Je suis spécialisée dans les ressources humaines, dans le secteur de la restauration rapide. J’ai toujours travaillé dans des métiers de contact.
Récemment, j’ai repris mes études et décroché un master RH.

Qu’est-ce que tu apprécies le plus dans ton bénévolat à SFM ?
Le contact professionnel et bienveillant à la fois.
Pour moi, SFM, c’est un rendez-vous à part entière, inscrit dans mon agenda. J’y vais avec un objectif, et j’en ressors avec un résultat. C’est structuré, et ça me stimule.

Comment arrives-tu à concilier ton engagement avec ta vie personnelle ?
Mes journées sont rythmées entre le travail, la vie de famille et la vie sociale. J’organise mon temps en compartiments : chaque moment est dédié à une tâche.

Est-ce que cette expérience a changé quelque chose en toi ?
Oui, clairement. C’est comme si chaque séance de bénévolat m’apportait un bijou en plus. Je repars « avec les yeux plus clairs ». Au final, ça fait un tout qui m’est devenu nécessaire.

Un moment marquant ou une fierté à partager ?
Ce que j’aime le plus, c’est quand une personne arrive un peu perdue, inquiète, et repart avec le sourire, soulagée.
Même si je n’ai pas toujours la solution immédiate, je montre que je suis là, qu’on va chercher ensemble, qu’il y a un suivi. Parfois je dis : « Revenez avec ce document, et dans trois semaines, vérifiez bien que vous avez eu une réponse. » Je n’oublie pas, je m’investis.
Et souvent, la personne me rappelle quelqu’un de ma famille. Cette proximité me permet de comprendre plus vite ce dont elle a besoin. Pour moi, chaque personne est importante.

Des difficultés rencontrées ?
Oui, l’administratif peut parfois être un vrai défi. Il faut être patient, savoir lire entre les lignes, et surtout traduire sans jargon.
J’essaie de faire ce que j’aurais aimé qu’on fasse pour moi : expliquer, rassurer, guider.

Quel est, selon toi, l’impact de SFM sur les usagers ?
À mon niveau, je vois que l’impact est très positif. Les usagers sont bien accueillis, ils se sentent écoutés. Il y a une atmosphère de respect et de sérénité, c’est la preuve que SFM remplit sa mission, dans un esprit à la fois professionnel et humain.

Quelles sont tes envies pour la suite ?
Aujourd’hui, j’aimerais poursuivre cet engagement, tant que mon emploi du temps le permet.
Sinon, je me projette aussi vers une autre cause qui me tient à cœur : aider les femmes à retrouver un emploi, notamment celles qui ont été éloignées du monde du travail. Il existe une association en région parisienne qui travaille dans ce sens. C’est un vrai enjeu : pour beaucoup de femmes, la première question avant même de penser à leur carrière, c’est « Que faire de mes enfants, de ma maison ? ».

Qu’est-ce que cette expérience t’a apporté ?
Elle m’a permis de réactiver mes compétences RH. Par exemple, aider une personne à comprendre un bulletin de salaire, parler d’un congé, ou accompagner quelqu’un en situation de handicap… Ça me montre que mon savoir est toujours utile, et surtout, qu’on n’a jamais fini d’apprendre à communiquer.

Quels conseils donnerais-tu à une personne qui veut s’engager ?
D’abord, il faut savoir dans quoi on veut s’investir et combien de temps on peut y consacrer. C’est important d’avoir une approche professionnelle, même dans le bénévolat.

Si tu devais dire un mot à quelqu’un qui découvre SFM aujourd’hui ?
SFM, c’est la rencontre, les valeurs, l’accompagnement. C’est un lieu où on parle d’accès aux droits, de solidarité… mais pas seulement avec les usagers : aussi au sein de l’équipe.

Y a-t-il un sujet que tu aimerais aborder ?
J’ai toujours envie de rassembler les gens. Pas dans une logique communautaire, mais dans une logique d’unité et de cohérence. Comme les pétales d’une marguerite : différents, mais qui forment un tout.
Chez SFM, pendant la pause déjeuner, on se retrouve, on échange, les portes sont ouvertes. Ce climat de groupe, j’aimerais le retrouver ailleurs — pourquoi pas en créant des groupes de lecture pour les jeunes, par exemple ? Créer du lien, c’est ce qui m’anime.

Rencontre avec Anne, qui porte la voix de SFM et partage son engagement lors du forum local des associations

 

Pouvez-vous vous présenter et nous expliquer ce que vous faites dans la vie ?

Je m’appelle Anne Philippon, j’habite à Clichy depuis très longtemps, depuis plus de 20 ans. Dans la vie, je suis enseignante, professeure certifiée en lycée technologique, dans la section STMG. J’enseigne donc l’économie, le droit, la gestion et le management.

J’ai rejoint SFM l’année dernière, à la rentrée de septembre. Je vais donc entamer ma deuxième année en cours du soir, en tant que bénévole pour les cours de FLE (cours de français langue étrangère).

Ma motivation, c’était de me rendre utile. Et puis, je rencontre aussi le cas d’élèves allophones, dont le français n’est pas la langue maternelle. Souvent, ces élèves redoublent, et les dispositifs de soutien ou les associations autour sont déjà pleins et ne peuvent plus les accueillir.

Dans ce contexte, en parallèle, j’ai suivi des formations avec l’Alliance Française. Et suite à ça, je me suis dit que ce serait une bonne idée de passer le diplôme de l’Alliance Française, en me disant que ce serait utile pour le bénévolat, mais aussi pour le lycée, afin de répondre aux besoins des différents publics.

Qui sait, d’ici quelques années, je pourrai peut-être enseigner à l’étranger, en tant que professeure de français.

Qu’est-ce qui vous a poussée vers le milieu associatif, et plus particulièrement vers celui de SFM ?

Je connais bien le milieu associatif, puisque, dès que j’ai commencé à travailler, j’ai été bénévole dans différents domaines (prévention du sida, toxicomanie, aide scolaire…), sur des sujets variés.

C’est là que ma vocation de bénévole s’est développée et a pris de l’ampleur. Depuis que je suis enseignante, j’ai des horaires plus souples, ce qui me permet d’enseigner, de mettre en pratique la pédagogie et de transmettre ce que j’ai appris à travers les cours du soir chez SFM.