Rencontre-débat pour les stagiaires des cours de français

« En France aujourd’hui, les gens sont-ils tous égaux ? »

C’est sur ce thème que les stagiaires des ateliers sociolinguistiques de SFM étaient invitées à débattre. Elles furent 23 à confronter leurs points de vue et exposer leurs convictions, pour s’entraîner à la prise de parole, conforter leurs acquis linguistiques et prendre confiance.

A la fin du débat, chacune prend la parole pour donner son impression sur l’égalité en France.

« On est tous égaux ici, chacun a la possibilité de choisir sa vie. Quelle liberté! c’est très bien ! »

« Les hommes et les femmes sont égaux, pourtant c’est encore difficile, il y a des progrès à faire. »

« Il y a encore des inégalités réelles, mais aussi nous n’avons pas tous les mêmes héritages culturels, la même éducation. »

« Il y a des discriminations à l’embauche, la banlieue, le fait d’être étranger, marque les personnes. »

« Nous sommes tous égaux devant la loi, c’est dans notre constitution. »

« En France, c’est l’égalité des chances puisque tous les enfants peuvent aller à l’école gratuitement, la santé est garantie pour tous. »

« Les personnes ont les mêmes droits, mais si on ne parle pas bien français c’est plus difficile. Je sais que si j’y mets beaucoup d’énergie, c’est quand même possible pour moi ! »

« En France je ne me sens pas étrangère. »

« Ici les enfants peuvent aller à l’école, on est soigné, mais c’est d’avoir un logement qui reste difficile pour un étranger. »

« Il y a plus d’égalité en France que dans d’autres pays. »

« Non seulement il y a l’égalité en France, mais à l’école, on a le choix de refuser, les classes vertes par exemple. »

« Pour que l’égalité continue, il faut y faire attention, s’y conformer et chercher à l’améliorer, les français comme les étrangers. »

« Restons dans une énergie positive ! »

Conférence SFM

Projection-débat: »Récréations »de Claire Simon

Le Vendredi 4 mai à l’Espace Henri Miller à Clichy

Un moment à partager avec vos enfants pour réfléchir à ce qui se joue dans la cour de récréation.

« Il existe une sorte de pays, très petit, si petit qu’il ressemble un peu à une scène de théâtre. Il est habité deux ou trois fois par jour par son peuple. Les habitants sont petits de taille. S’ils vivent selon les lois, en tout cas, ils n’arrêtent pas de les remettre en cause, et de se battre violemment à ce propos.
Ce pays s’appelle « La Cour », et son peuple « Les Enfants ». Lorsque « Les Enfants » vont dans « La Cour », ils découvrent, éprouvent la « force de sentiments ou la servitude humaine », on appelle cela “La Récréation ». Claire Simon.
Cette plongée dans les jeux de la cour, premier lieu d’apprentissage de son rapport à autrui, est sans concessions: le ludique qui peu à peu devient cruel, l’appropriation de l’espace, les stéréoptypes déjà bien marqués… Mais c’est aussi une fenêtre sur des moments d’amitié forte, d’entraide et de tendresse vraie.